• 12 / Apr / 2024
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LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

Les maladies sexuellement transmissibles (MST) aussi appelées infections sexuellement transmissibles (I.S.T.) sont des maladies infectieuses provoquées par des bactéries (gonocoques, tréponèmes...), des virus (hépatite B, herpès, HPV, CMV, Sida...) ou des parasites (chlamydiae, trichomonas vaginalis...). Ces maladies se voient dans tous les pays du monde.

D'après l'Organisation Mondiale de la santé, les 250 millions de cas de MST qui surviennent chaque année dans le monde dont dus à la trichomonase (120 millions), à l'infection à chlamydiae (50 millions), aux verrues génitales (30 millions), aux gonococcies (25 millions), à l'herpès génital (20 millions), à la syphilis (3,5 millions), au virus de l’hépatite B (2,5 millions), au chancre mou (2 millions) et au VIH responsable du Sida (plus de 1 million de malades et 36,9 millions de séropositifs dans le monde en 2014) qui est devenue l'une des IST les plus fréquentes dans le monde.

 De nombreuses études ont pu démontrer que l’Afrique est le continent le plus touché par les maladies sexuellement transmissibles : la blennorragie concerne 40% des travailleuses du sexe africaines, la syphilis  20%, la chlamydiase 15%, l'herpès génital 10%, le chancre mou et la dovanose 5%. L'hépatite virale B est vingt fois plus fréquente qu'en Occident. 8O% des prostituées et 12% des femmes non prostituées en Afrique Noire sont séropositives au VIH.

Les MST se manifestent par une atteinte des organes génitaux (gonococcie, syphilis, herpès, condylomes etc…) ou par une infection généralisée (syphilis, hépatite B, Sida).

Chez la femme, les leucorrhées sont des sécrétions vaginales, abondantes, blanches ou teintées. Elles s'accompagnent ou non de signes cliniques gênants : irritations, brûlures, démangeaisons, douleurs spontanées ou pendant les rapports sexuels. Elles passent parfois inaperçues chez la femme et ne sont découvertes qu'à un examen médical.

Chez l'homme et chez la femme, l'urétrite se traduit par un écoulement urétral, des brûlures à la miction ou la présence de filaments dans les premiers millilitres d'urines.

Les ulcérations génitales et les adénopathies inguinales sont d'autres symptômes évocateurs.

Comme leur nom l’indique, les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) sont des infections qui peuvent être acquises du fait des relations sexuelles, que ce soit génital, oro-génital ou ano-génital. En voici la liste :

 

-        -  Le VIH SIDA, la plus grave

-        - La syphilis, la moins connue mais ayant des conséquences néfastes

-        -  La gonorrhée

-        -  Le virus de la verrue humaine

-        - La trichomonase

-        -  La chlamydiose

-        - Le condylome appelé aussi « crête de coq » ou « papillomavirus »

-        - L’hépatite B et C

-        -  L’herpès

-        -  La maladie inflammatoire pelvienne

 

A côté de ces maladies, d'autres infections peuvent aussi affecter la sphère génitale :

·         L'infection au cytomégalovirus (CMV) est presque toujours silencieuse mais chez le patient atteint de Sida, elle est très grave ;

·         Les infections à mycoplasmes provoquent leucorrhées et signes urinaires ;

·         Le chancre mou, dû au bacille de Ducrey, était fréquent dans les pays tropicaux mais s'observe aujourd'hui dans les régions tempérées. La lésion génitale est d'abord une papule qui devient pustule puis ulcération. L'ulcération typique est un chancre à bords nets avec liseré rouge sur base molle. Elle est douloureuse à la palpation et siège chez l'homme dans le sillon balano-préputial et sur le fourreau, chez la femme sur les grandes lèvres, les petites lèvres, le périnée. Le bubon, présent dans la moitié des cas, est formé d'adénopathies inguinales, unilatérales, douloureuses avec péri-adénite. Il a tendance à se ramollir et à se fistuliser ;

·         La gale peut se transmettre par voie sexuelle ainsi que les poux du pubis.

 

Chaque MST a ses symptômes spécifiques. En cas d’atteinte de chlamydiose, de gonorrhée, de maladie inflammatoire pelvienne et éventuellement de vaginose bactérienne, d’herpès, de trichmonase et de mycose vaginale, les signes suivants peuvent apparaître :
   •    Ecoulement pénien ;
   •    Saignement ou pertes vaginales importantes ;
   •    Saignements plus importants après des rapports sexuels ;
   •    Sensation de douleur et d’irritation lors de la miction ;
   •    Gonflements ou douleurs au niveau des testicules ;
   •    Brûlures, voire démangeaisons au niveau des organes génitaux.

Ces dernières peuvent même s’étendre sur les parties environnantes dans le cas de syphilis et de virus de la verrue humaine. Elles s’aggraveront si le sujet est victime du VIH/SIDA.

En ce qui concerne les hépatites B et C, les signes sont, très particuliers : jaunissements des yeux et de la peau.

 

Toutes les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles), sauf le SIDA, peuvent être soignées de façon efficace avec les traitements suivants : 
   •    à la pénicilline, macrolides et cyclines pour les syphilis primo-secondaire ;
   •    à l’antiviral appelé zelitrex pour l’herpès ;
   •    au C3G pour la gonnoccie et les quinolones ;
   •    aux cyclines et macrolides pour la rectite à Chlamydiae.

Pour les prévenir, il faut aussi la chasteté, la fidélité, l’abstention ou l’utilisation de préservatifs.

 

 

Toutes ces maladies, sauf le SIDA, peuvent se guérir définitivement après un traitement approprié. Mais attention, sans soins adéquats, ils peuvent générer le cancer, la stérilité, la malformation du fœtus et la transmission au nouveau-né.


Monica Kalla-Lobé.