• 05 / Dec / 2020
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18ème EDITION DE LA FIARA:REPORTAGE SUR LES FEMMES TRANSFORMATRICES DE PRODUITS LOCAUX

La 18ème  édition de la Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales a ouvert ces portes le 29 mars 2017 au CICES de Dakar .Elle a accueilli plus d’une centaine de nationalités venues à travers le monde en vue de présenter leurs marchandises relatives aux aliments de toutes sortes, des céréales, des animaux et tissus purement africains. Bien sur les femmes ne sont pas en reste. On y note la forte  présence de femmes de quelques GIE de transformation de produits céréaliers locaux. La rédaction de MA FEMINITE  est allée à la rencontre de ces braves dames. Elles nous en disent plus sur leurs activités et leurs quotidiens à la FIARA de Dakar.

A l’intérieur du CICES de Dakar, le décor change. Des hommes, des femmes d’origines diverses vaquent à leurs occupations. Sous la chaleur ardente ,des femmes devant leurs stands de produits céréaliers discutent entre elles , interpellant de temps à autre les passants pour leurs présenter leurs produits et en faire d’éventuels futurs clients pour la prochaine FIARA .Du jus concentré, du pain de singe transformé sous formes de barres, du moringa, de la poudre d’arachide, des produits halieutiques ,de l’oseille tant de bonne choses que vendent ces braves dames rencontré à quelques mètres de la grande porte. Interpellée sur ces origines et les raisons de sa venue à la FIARA,Madame Seynabou Sour Ndome devant son stand bien garni de divers produits, la cinquantaine, foulard sur les hanches ,souligne « c’est la 17 eme fois cette année que je viens à la FIARA de Dakar. Je vends tout ce qui attrait aux produits céréaliers et forestiers ainsi que des jus concentrés de différents parfums. »

Chacune y va de son avis stipulant que la concurrence au sein de la FIARA est rude. A seulement quelques pas du stand de Madame Ndome, un autre groupement d’intérêt économique a tout un étalage des même produits. A ce sujet elle est reste dubitative mais y va avec ses propres moyens pour écouler sa marchandise avant ces concurrents. « je sais qu’il a pas mal de personnes ici présente qui vendent les mêmes produits que nous ,mais on s’en sort très bien avec notre dynamisme et notre façon de communiquer avec les clients .A cela s’ajoute que nos produits à nous sont de très bonnes qualités faites dans le respect des règles d’hygiène.» explique toujours Mme Ndome.

Les produits halieutiques sont aussi fortement présents à la Foire Internationale de L’Agriculture et des Ressources Animales .Des femmes de toutes les tranches d’âges, assises devant leurs étalages interpellent de temps à autre les passant pour la vente desdits produits .C’est dans une ambiance bonne enfant que madame Oulimata Cissé venue de la petite côte, parle de ces produits. « Comme vous pouvez le constater je vends tout ce qui attrait aux ressources halieutiques. Je transforme du poisson en poissons séchés, escargots, des crevettes, des mollusques… »Les produits vendus ont tous selon elle, des vertus non négligeables sur la santé et le bien être des personnes qui en consomment. Elle déclare brièvement avoir des connaissances qui se traitent de certaines variétés de malaises avec des produits halieutiques.

Pour la presque totalité des femmes rencontrées, l’aspect technologie reste un véritable frein pour leurs commerces. La majorité d’entre elles souhaiteraient être davantage sensibiliser et former sur l’utilisation des nouvelles technologies parce que conscientes des enjeux que ces dernières ont sur l’avancée du monde actuellement. En attendant, ces braves dames font avec les moyens du bord pour écouler leurs produits à l’ancienne. Interpellations de gauche à droite, cartes de visites, téléphones portables sont pour l’instant les seuls supports de communication dont elles disposent pour la plupart. Les sites web, les pages Facebook, les adresses emails ne sont pas encore d’actualités.

STG AISSATA NDIAYE