Journée mondiale de l'aide humanitaire: Interview avec Matou Marthe , une femme au cœur en or

Journée mondiale de l'aide humanitaire: Interview avec Matou Marthe , une femme au cœur en or

Chaque jour, les travailleurs humanitaires aident des millions de personnes à travers le monde, peu importe qui ils sont ou ils sont . La journée mondiale de l'aide humanitaire est l'occasion de rendre hommage à ceux et celles qui font face au danger et à l'adversité pour aider les autres.

Encore dans notre démarche de promouvoir ces femmes africaines exceptionnelles qui contribuent au développement du continent, nous tendons notre micro à Matou Marte Marianne DIOGO , une femme au cœur en or, qui dédie sa vie à aider son prochain.

Bonjour Matou, Présentez-vous à nos lecteurs 

Je m'appelle Matou Marthe Mariane DIOGO DACOUGNA, j'ai 49 ans bientôt 50 ans (rires), mariée depuis 21 ans et maman de trois trésors . Je suis secrétaire chargée des Moratoires à la société nationale de recouvrement après avoir été dans quelques ONG ( USAID, PLAN,UNICEF) . Je suis bénévole et coordonnatrice de SOLIDARITE AK YAW.

Parlez nous de SOLIDARITE AK YAW. 

C'est une association qui existe depuis 6 ans avec Roberta Ibba, constituée  de jeunes citoyens qui s'acharnent à apporter leur part au développement pour le bien être des enfants malades démunis et les enfants de la rue. Mais depuis 3 ans, nous nous occupons aussi de ces braves dames atteintes du cancer et pas du tout prise en charge sous prétexte , excusez moi du terme...que c'est peine perdue. Personnellement j'en fais mon combat de les accompagner dignement .


Vos réalisations? 

Nos réalisations sans nous vanter et s'il y'a de bonnes fois dans ce pays qui pourraient attester ne sont pas négligeables, notre page Facebook ( SOLIDARITE AK YAW) en témoigne aussi , je vous y invite, volontiers . Nous achetons des ordonnances , payons des factures d'opération, améliorons des repas au quotidien dans les pédiatries et centres d'accueil, évacuation de malades à l'étranger , soutien psychologique, etc, et ce à travers au moins 14 structures entre Dakar, Oussouye, Tambacounda et Kaolack, sans oublier les arbres de noël , partie importante aussi de nos objectifs etc. On sert plus de support qu'autre chose en vous laissant le libre choix de faire les choses de vous même. L' orphelinat des Parcelles Daara Serigne Saliou Mbacké , la Maison Rose de Guédiawaye, le centre de Guindi, la pédiatrie de Dantec, Albert Royer, Pikine, les pouponnières de Oussouye et de Tamba, le village de Sibassor à Kaolack pour ne citer que cela..


Quelles sont les demandes les plus récurrentes ?

Les demandes récurrentes sont confondues. On a toute sorte de cas graves (cancer, cardio, tuberculose, etc. mais surtout la survie c'est à dire l'alimentaire. Les enfants meurent de malnutrition. Les cas sont tellement graves qu'à chaque fois je suis encore plus touchée que la dernière fois.

Nous sommes plus que sollicités pour des cas graves. Parfois j'ai peur d'ouvrir ma messagerie de peur de craquer.. Je craque tout le temps à l'idée de la confiance totale que me font ces gens dans le désespoir total : " Mme DIOGO , c'est toi qui peut me sauver avec la grâce de Dieu"

Qui suis-je pour qu'ils comptent autant sur moi? Je n'ai rien en plus...mais c'est Dieu qui nous bénit. Loin de me jeter des fleurs il me pourvoit à chaque fois que des besoins se présentent à travers des gens formidables au cœur d'or que je remercie du fond du cœur au passage.

Des reconnaissances? 

On a eu des trophées, des reconnaissances, des remerciements, des félicitations dont celui de l'Ambassade des Etats-Unis grâce au groupe JEADER.

Des obstacles?

Il y'en a plein! il faut aller d'abord à la source vérifier le cas, les difficultés pour rassembler le dossier médical, l'actualiser, rassembler le montant pour le suivi médical après. 


Que ressentez vous à chaque fois que vous aidez une personne démunie?

Ce que je ressens à chaque fois que j'aide est inexprimable.C 'est au delà de toute grâce divine. Je me sens encore plus forte, plus croyante et plus aimée , des gens sincères , je précise bien, qui m'entourent et à qui je dois une grande reconnaissance.


Le social en Afrique, est il développé?

Le social en Afrique? je suis désolée de le dire et c'est à compte gouttes seules les vraies personnes croyantes qui aident leur prochain .Je fais partie des rares exceptions. Les autres te regardent d'un œil douteux et pire t'accusent .

 Un mot pour vos sœurs Africaines 

 Cette assez longue présentation pour faire comprendre à mes chères sœurs Femmes d'Afrique et d'ailleurs l'importance de la Solidarité ce petit regard, ce petit geste de vous , un tout petit mot de vous, une prière peut soulever des montagnes, atteindre cet objectif utopique est insensé pour certains, mais possible pour moi et à ce moment là même à titre posthume, j'accepterai glorieusement  ce surnom de " Mère Térésa Facebook" qu'on me colle et que je mets entre guillemet pour bien des raisons. Alors Chères Admirables Femmes, pour que notre féminité se justifie, tenons nous les mains pour éduquer , élever , aider, ces anges démunis qui n'ont pas demandé à naître et qui méritent notre attention.


Un mot pour MA FÉMINITÉ?

Merci infiniment de croire en moi et à ce que je fais de si infime.


Yacine  DIA . N


SSL Certificates