• 02 / Jul / 2020
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Lydia Lykibi : Créatrice de la marque Lyds


Bonjour Lydia, présentez-vous à nos chers lecteurs!
Je suis Lydia LIKIBI. D’origine congolaise, je me suis installée au Sénégal, il y’a 7 ans, après mes études et pour les opportunités que le Sénégal offre à l’écosystème entrepreneurial. Par profession, je suis digital manager au sein d’une institution financière spécialisée dans le financement des entrepreneurs et PME. Par passion je suis la fondatrice de LYDS, une marque de maroquinerie conçue et fabriquée au Sénégal, dans la région de Mékhé.  

Parlez-nous de Lyds!


  
LYDS est spécialisée dans le design et la fabrication de sacs, conçus pour la plupart en édition limitée. Notre particularité c’est le mix de matières qui nous proviennent de différentes contrées de l’Afrique, d’où nous puisons une partie de notre inspiration. Tous les ans, depuis 2015, nous présentons une nouvelle collection avec des thèmes tournant essentiellement autour de l’estime de soi, l’espoir, l’identité… A travers nos collections, nous présentons différents formats de sacs : sacs à main, sacs à bandoulières, sacs à dos, pochettes et la dernière nouveauté, le sac de voyage encore appelé Mobembo, qui veut dire « partir en voyage » en lingala (langue du Congo).

Qu'est ce qui vous a motivé à entreprendre?
C’est une très longue histoire ( rires) Pour faire court, disons qu’elle s’articule autour de 4 périodes.
2011 : je décide de tout quitter, mon pays, ma famille, mes amis et toutes les opportunités professionnelles qui s’offraient à moi pour poursuivre un rêve. A l’époque mon rêve ce n’est pas Lyds, il est tout simple : refuser le « statuquo » que m’impose la société.
2013 : coup d’essai avec comme objectif d’arriver à donner forme à ce qu’il y’a dans ma tête. En gros, Oser.
2015 : une levée de fonds réussie d’un montant de 5000 euros et une première collection, Who You Are.
2016 : une deuxième collection The Girl Boss + notre premier run way et notre première fashion week à Accra pour l’Accra Fashion Week.
2017 : une troisième collection Hope et une équipe, on passe de 4 à 6 personnes (3 front office et 3 artisans).
2018 : une première représentation à Abidjan.  

Quels son vos objectifs à court et long terme ? 
A court terme : accroître et étendre notre réseau de distribution
 A long terme : devenir le hub de la maroquinerie en Afrique  

Le consommer local, est il adopté par la population africaine?

Il y’a 4 ans c’était très difficile de vendre nos sacs au près de la population locale. Aujourd’hui, les choses sont différentes. De plus en plus, nous entendons des phrases comme « je préfère acheter un sac Lyds et encourager le savoir-faire local ». Nos clientes, au-delà du produit qu’elles achètent, aiment faire partie de notre histoire, celle que nous construisons pour les générations futures. Elles ont l’impression d’apporter leur pierre à cet édifice.  

Quels sont les obstacles que vous rencontrez ?
A ce stade c’est de pouvoir gérer des aspects qui ne sont pas forcément dans mes domaines de compétences. L’entrepreneuriat est un véritable chemin d’apprentissage. Et chaque obstacle ou échec est une nouvelle leçon.  

Quels sont vos besoins en tant qu’entrepreneure ?
 Sincèrement, cette question n’est pas simple pour moi. Je pense que j’ai besoin de continuer à travailler sur ma discipline et à croire en moi. Tout ira bien par la grâce de Dieu 

Êtes-vous en collaboration avec d’autres femmes ?
Mon équipe front office est composée essentiellement de femmes.
      
Quelle est votre valeur ajoutée?
 Mon histoire et mon combat. Ceux qui me connaissent ou connaissent Lyds savent que chaque article porte en lui une partie de mon histoire.  



Quel a été votre budget pour démarrer ?

1 000 000 FCFA avant la campagne de crowdfunding.  

 Entrepreneuriat et vie privée ?
 Dans mon cas, les deux vont ensemble. Mais je sais m’arrêter, m’accorder du temps ou en passer avec mes proches.      

Quels conseils donnerez-vous aux femmes voulant se lancer dans l’entrepreneuriat ?

On entend souvent qu’il faut de la passion avant de se lancer. Oui c’est vrai ! Mais tout au long du chemin, c’est la capacité à se discipliner et à se relever après chaque échec qui vous permettra de rester dans la course et faire la différence.    


Un mot pour ma féminité ?
             
Merci d’avoir pensé à moi. J’espère que mes réponses impacteront au moins une femme au sein de  cette communauté.
Restons en contact !

Yacine Dia